PSL | Bonne année quand même
BONNE ANNEE 2009 ?
An Neuf ?
Pas si sûr.
Plutôt de l’occasion.
BONNE ANNEE 2009 ?
An Neuf ?
Pas si sûr.
Plutôt de l’occasion.
http://www.europe1.fr/popup/reecoute/(idconducteur)/96891/(idsequence)/12
Le sujet démarre vers la cinquième minute.
Et toujours Roxanne qui joue les “petites mains”.
EUROPE 1 - 12 h
JOURNAL DE LA REDACTION
Samedi 27 Décembre 2008
_ _ _
Le journal de Maxime Switek.
Un coup de froid est annoncé pour les jours à venir. Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’intérieur a demandé le renforcement des capacités des centres d’accueil pour SDF, à Paris la mairie a ouvert cette nuit une troisième salle où les sans-abri peuvent trouver refuge. Mobilisation dans la capitale, mais qu’en est-il en province ?
_ _ _
MS : Bonjour Pascal Lafargue.
PSL : Bonjour.
MS : Vous êtes le président d’Emmaüs Gironde, vous l’avez entendu, la ministre de l’intérieur souhaite plus de moyens, pour vous qu’est-ce que c’est, c’est un simple effet d’annonce ou c’est quelque chose de concret derrière ?
PSL : D’abord je pense que la visite de Mme Alliot-Marie au CHAPSA de Nanterre est une image assez forte. Elle est ministre de la Défense, elle monte en première ligne, c’est bien qu’on est sur une cause nationale à défendre.
MS : et pour vous est-ce qu’il y a quelque chose de concret derrière ?
PSL : ça c’est le gros problème, il faudrait même peut-être arrêter les annonces. Il y en a tous les jours, sur tous les sujets au point que, en dehors de vous les journalistes –et encore- plus personne n’est capable de dire où on en est exactement sur plusieurs sujets majeurs.
Pour ce qui concerne la lutte contre la grande exclusion, on avait il y deux ans deux textes importants, le PARSA et le DALO …
MS : qu’est-ce que c’était ces deux textes ?
PSL : en deux mots le plan d’action renforcé pour les sans-abri, c’est celui qui est important aujourd’hui, des milliers de places avaient été programmées, je pense que la moitié seulement ont été réalisées, alors avant d’annoncer autre chose allons au bout des choses. Le PARSA prévoyait des places de stabilisation qui donnent des moyens aux associations et la durée pour les bénéficiaires, c’est de cela dont on a besoin.
MS : est-ce que vous avez le sentiment que par rapport à l’hiver dernier vous êtes mieux armé ?
PSL : je ne crois pas malheureusement. Je pense qu’il faudrait enfin comprendre quel est le problème de la grande exclusion. Il y a des places apparemment pour tout le monde, mais de quelles places s’agit-il ? Ce qu’on demande, et ce qu’ils demandent depuis des années, c’est qu’on leur offre un minimum de dignité dans l’accueil, et la dignité c’est simple : c’est la sécurité et l’intimité.
AP : alors justement, on l’a vu récemment, il y a eu toute une polémique autour d’une question : faut-il obliger les SDF à intégrer les centres d’accueil quand il fait trop froid, ça n’est pas toujours facile ?
PSL : nous on pense qu’amener les gens contre leur volonté ça veut dire qu’on leur enlève la dernière chose qu’il leur reste malheureusement c’est leur liberté. C’est pour cela qu’il faut se garder d’aller dans cette voie-là, elle est extrêmement dangereuse et pourrait nous amener très très loin…
Je pense que les gens qui sont sur les maraudes au contact des grands exclus eh bien il faut leur donner des moyens, des couvertures de survie, il faut imaginer des petites tentes chauffantes, il faut effectivement éviter que les gens meurent sur nos trottoirs mais tout cela demande une politique de grande ampleur, ça demande une cause nationale. Enfin peut être un jour notre gouvernement se décidera à faire de la lutte contre les exclusions et le mal-logement la cause prioritaire dans ce pays.
MS : merci Pascal Lafargue, je rappelle que vous êtes le président d’Emmaüs Gironde. Europe 1 il est 12 heures et 9 minutes.
Hortefeux a revu sa copie mais la volonté de casser la CIMADE demeure. Il maintient son appel d’offres sur l’information des étrangers dans les centres de rétention administrative qui a pourtant été retoqué en octobre dernier par le tribunal administratif.
La CIMADE regrette que la mission soit toujours éclatée en lots et les associations mises en concurrence». Elle «rejette un processus qui ne peut que conduire à la disparition de l’aide apportée aux étrangers en rétention» et «étudie avec ses partenaires les moyens de contester ce nouvel appel d’offres».
Pour ma part, je pense que le Mouvement Emmaüs doit intervenir pour soutenir la CIMADE et se ranger derrière la position du GISTI qui appelle au boycott de ce marché.
SUD OUEST
PRISON. Une vidéo filmée par des détenus de Fleury-Mérogis circule sur la Toile et montre leur quotidien. Effrayant, dégradant et inquiétant
Prison, l’envers du décor 
« Puisque tous les gens savent lire des images, celles tournées à Fleury-Mérogis seront un coup de poing dans la figure », espère Pascal Lafargue, responsable d’Emmaüs. (photo afp)
Karim est prudent mais pas taiseux. « Nous voulons que le document serve à titre préventif. Que les jeunes qui croient qu’un passage en prison va les rendre plus forts se rendent compte qu’ils en ressortiront cassés. » Karim Bellazaar est avec Omar Dawson l’un des deux créateurs de la société de production audiovisuelle I-Screen à avoir pu récupérer des images filmées à l’intérieur de la prison de Fleury-Mérogis par des détenus. C’est « Le Monde » qui hier après-midi les a révélées sur son site Internet (www. lemonde.fr). Quelque 3 min 30 sur un film de « plus d’une heure », assure Karim, « de 2 h 30 », avance « Le Monde ». Notre confrère assure aussi qu’il a « pu visionner et faire authentifier les vidéos par plusieurs sources. » « Elles ne comportent pas de révélations spectaculaires, mais confirment, avec la force de l’image, ce que dénoncent régulièrement les rares autorités indépendantes autorisées dans les prisons françaises. »
« La loi du plus fort »
Ces images « filmées sans doute avec une caméra de la grosseur d’une boîte de cigarettes » selon Karim, montrent le quotidien d’une prison française au XXIe siècle : des bacs de douche remplis d’immondices, des prisonniers qui dans la cellule se font cuire sur un réchaud de fortune des aliments acquis le plus légalement du monde à l’intérieur de la prison mais cuits ensuite par une « chauffe à huile », une serpillière imbibée d’un produit alimentaire inflammable.
Les détenus commentent leur vie quotidienne et témoignent aussi de la violence des rapports sociaux au sein de la prison. « Ici, contrairement à ce que disent les gens, c’est la loi du plus fort. Chacun a son terrain. » On voit d’ailleurs des images de détenus qui dans la cour font des pompes ou d’autres exercices pour se maintenir en forme. Capables en tout cas de se défendre. Et l’une des séquences les plus violentes, témoigne notre confrère « Le Monde », montre « une scène ultraviolente d’une quinzaine de secondes durant lesquelles, sous un préau, des détenus en agressent un autre à coups de pied, le laissant inconscient, sans que les surveillants aient surpris quoi que ce soit. »
Un autre détenu témoigne à haute voix pour être entendu du grand public. « Il faut que les gens arrêtent de croire que la prison est un lieu pour se réinsérer. Moi, je me suis fait attraper pour un petit fait, de nature correctionnelle. Je suis passé en comparution immédiate, on m’a condamné. Maintenant, quand je marche en promenade, je marche avec des tueurs, avec des meurtriers, avec des trafiquants internationaux. »
L’école de la récidive
« C’est un système qui facilite la récidive, commente Pascal Lafargue, responsable d’Emmaüs 33, qui entretient depuis plus de dix ans un partenariat avec la maison d’arrêt de Gradignan en Gironde.
Lui espère que « puisque tous les gens savent lire des images, celles tournées à Fleury-Mérogis seront un coup de poing dans la figure. » Il pense aussi que les citoyens seront choqués de voir que « l’État ne respecte pas la loi puisqu’il mélange prévenus et condamnés » et qu’il n’est guère gêné de transformer de jeunes délinquants en « gamins fracassés ». « À Gradignan, témoigne l’avocat bordelais Gérard Boulanger, il y a 800 détenus pour 240 places. » Aussi se dit-il inquiet devant la réaction de Français qui ne vont pas vouloir regarder en face la situation des prisons « entre la dinde et le champagne ». Christian Jarry, délégué diocésain du Secours catholique, n’est guère plus optimiste. « La prison ne doit pas être automatique. Malheureusement, nous sommes dans le tout sécuritaire. »
Tout cela n’empêche pas les réalisateurs de la société de production de croire qu’ils peuvent « alerter l’opinion publique » et chasser les fantasmes des futurs délinquants. « La prison n’a pas à être valorisée. C’est un échec. Ce n’est pas intéressant. »
Fleury-Mérogis filmée par les détenus. Des détenus de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) ont réussi à introduire une mini-caméra et ont filmé pendant plusieurs mois, à l’intérieur de leurs cellules, dans les douches et dans la cour de promenade.
Auteur : hélène rouquette-valeins VENDREDI 19 DECEMBRE 2008
Le froid, la pluie, le vent,
100-120 militants,
100-120 braves gens.
Comme s’il en pleuvait.
Des annonces, encore des annonces, toujours des annonces.
La crise financière qui immanquablement deviendra (est déjà) une crise économique et donc sociale, le retour du froid avec son cortège lugubre de morts dans la rue, dans les bois, dans les voitures, de familles grelottant dans des appartements insalubres, de files d’attente devant les Restos du Cœur, les gendarmes et les policiers qui pénètrent dans les écoles avec des chiens qui mordent les cartables en attendant mieux, un ancien directeur de journal qui se fait arrêter à son domicile avec fouille au corps dégradante (mais où diable avait-il bien pu cacher sa clé USB ?) pour une banale affaire de diffamation, des jeunes sans doute un peu illuminés traités comme des terroristes, des policiers en civil qui entrent dans une salle de classe pour arrêter un enfant, des magistrats, des députés qui huent une ministre de la Justice, …
Je sais bien que cette phrase est mal foutue, mal construite et qu’elle est même incorrecte. Elle mélange tout, des faits incontestables, d’autres qui le sont moins. Sont mises sur le même plan des souffrances physiques et des humiliations inutiles, des rancœurs, des violences policières, de la désespérance.
Mais elle est l’image de ce temps.
Nous reviendrons sur le détail des annonces du Président de la République et sur les mesures du Haut-commissaire.
En attendant, plus personne ne croit plus personne.
Je ne sais pas si le Parti de Gauche aura un espace électoral, je ne sais pas s’il va diviser ou au contraire élargir la capacité de rassemblement à gauche qui sera indispensable pour qu’une alternative véritable au gouvernement actuel se mette en place.
Mais je suis séduit par le discours et le positionnement du sénateur Mélenchon. La gauche a un besoin vital de clarification. Il propose une réponse claire.
Si le véritable enjeu des prochains scrutins est de vérifier de quel côté lorgnera le PS, vers le centre-droit et nous aurons une alliance avec le Modem de Bayrou ou vers la gauche et nous aurons une alliance avec toutes les forces de gauche.
Il est urgent de dire s’il y a en France une alternative de gouvernement capable de rompre avec le libéralisme et de s’opposer à un système qui fait chaque jour la preuve de sa faillite prochaine.
La loi DALO est donc entrée, depuis hier, dans sa phase II, celle qui permet aux demandeurs de saisir le Tribunal Administratif si les pouvoirs publics n’ont pas satisfait à leurs nouvelles obligations.
Même si on ne sait pas exactement comment se déroulera précisément la procédure (le décret n’est sorti que le … 28 novembre 2008), même si cette procédure est complexe et qu’elle est de nature à décourager les gens, il est de la responsabilité des associations de lutte contre le Mal-logement d’accompagner les personnes pour faire vivre ce nouveau droit au logement opposable.
Le « bus DALO » qui sillonne la France fait œuvre utile.
A Bordeaux, la Cellule Permanente Emmaüs DALO, installée au siège d’Emmaüs 33 Urgence Sociale à Nansouty, poursuit depuis le mois d’avril son travail d’accompagnement. Plus de 100 personnes ont fait appel à ce nouveau service, 47 dossiers ont été présentés à la Commission de Médiation.
On attend les réponses.
Immanquablement, des recours seront engagés.
C’est la logique de ce texte, mettre l’Etat devant ses responsabilités. Il devra les assumer, au nom de nous tous.
Car on se rendra compte de l’écart monstrueux entre l’offre de logements et la demande.
On estime à 600 000 le nombre de logements sociaux qu’il faudrait mobiliser pour satisfaire à la demande.
On n’en construit pas le dixième.
Aucune chance de relever collectivement ce défi majeur si l’Etat n’agit pas sur le parc social mais aussi sur le parc privé conventionné.
Or, force est de constater que l’ambition politique n’est pas au rendez-vous : menaces sur la SRU, diminution du budget du ministère du logement.
Les désillusions seront cruelles.
Les quatre associations d’Emmaüs en Gironde s’associent au communiqué publié par Emmaüs France, l’Association Emmaüs de Paris et la Fondation Abbé Pierre relatif à la condamnation des associations de défense des mal-logés, le DAL et les Enfants de Don Quichotte.
Pour mémoire, le DAL a été condamné à une amende de 12 000 € et les Enfants de Don Quichotte à la confiscation de leurs tentes.
Très mauvais signal donné par l’Etat et la Justice à un moment où la crise économique et financière menace de plus en plus de personnes, à un moment où les pouvoirs publics partout dans le monde occidental injectent des milliards d’Euros dans le système capitaliste pour tenter de le sauver, à un moment où le froid tue les plus vulnérables.
Très mauvais et inquiétant signal.
On attend des pouvoirs publics qu’ils protègent les plus faibles. Ils décident de les punir.
« Le logement, c’est une question de justice » disait l’abbé Pierre. La justice condamne ceux qui luttent contre le mal-logement.
Le communiqué
Emmaüs France, la Fondation Abbé Pierre et l’Association Emmaüs ont appris avec consternation les condamnations de l’association Droit au logement (DAL) à 12 000 euros d’amende et de l’association Les Enfants de Don Quichotte à la confiscation de ses tentes.
Nous tenons à rappeler combien le travail du monde associatif a été et demeure vital pour les personnes mal logées et sans abri. En effet, si aujourd’hui, les pouvoirs publics se félicitent d’avoir institué le Droit au logement opposable (DALO), chacun sait qu’on le doit d’abord au travail initial des associations — qu’il s’agisse du travail de réflexion et de propositions qu’elles effectuent au quotidien depuis de nombreuses années, ou d’actions de dénonciation et d’interpellation comme celles initiées par le DAL, rue de la Banque à l’automne 2007, et par les Enfants de Don Quichotte, quai de Valmy en décembre 2006.
Alors que les réponses politiques prennent si peu la mesure de l’urgence, et que l’on meure dans les rues de notre pays ou dans les bois près de nos villes, nos associations estiment que c’est un bien mauvais signe que de condamner aveuglément des militants qui n’avaient d’autre motivation que de sensibiliser l’opinion sur des situations de vie intolérables à notre époque, dans un pays aussi développé que le nôtre…
Emmaüs France, la Fondation Abbé Pierre et l’Association Emmaüs tiennent également à préciser que si l’abbé Pierre n’avait pas — en son temps — utilisé, lui aussi, les moyens à sa disposition pour montrer au grand jour les douleurs de ses contemporains, il n’aurait pas significativement fait avancer le combat contre le mal-logement.
Le collectif Les morts de la rue rendait hommage hier soir à Paris aux 265 personnes mortes dans la rue cette année.
Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte était présent. Martin Hirsch aussi.
Le Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté a été sérieusement malmené par les manifestants qui l’on poursuivi jusque sur le quai du métro où il s’était réfugié.
Toujours charitable avec Martin Hirsch, Augustin Legrand a déclaré à la presse : « J’étais ravi car cela montre que l’opinion a identifié ceux qui sont responsables -les politiques- du scandale que constitue la crise du logement. En tant qu’ancien président d’Emmaüs, Martin Hirsch maîtrise parfaitement les questions de logement. En venant faire une opération de com’, il a joué avec le feu. Résultat, il a été sifflé.”
Faites-vous plaisir :
http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJYLX.html