(II) Le RSA contre le RMI
Dans un article paru dans le JDD (Journal du Dimanche) daté du 24 juin 2007, le Haut-Commissaire aux Solidarités Actives contre la pauvreté fait une annonce tonitruante : “Le RSA doit remplacer le RMI !!”.
Au-delà de cette annonce -qui est de la pure communication car la loi ne doit intervenir que dans 18 mois (une éternité en politique)- se posent de très nombreuses questions très concrètes auxquelles nul ne peut répondre aujourd’hui tant nous sommes dans cette affaire dans le flou le plus total.
Cependant une première réaction s’impose, à la lecture de cet article, aux acteurs de terrain. Le gouvernement se fait l’écho, par l’intermédiaire du Haut-Commissaire, d’une assimilation entre pauvres et fainéants. C’est ce qui heurte le plus parce que cela relève du populisme, parce que cela augure mal de la “réconciliation” annoncée par le Président de la République.
Martin Hirsch enfonce le clou d’une culpabilisation des exclus : ils sont pauvres parce qu’ils ne veulent pas travailler.
Curieuse présentation.
C’est faire peu de cas de l’immense détresse des millions de pauvres qui vivent dans ce pays riche.


Oreste dit :
Les travailleurs sociaux ont dit qui fallait s’inquiéter du RSA. Encore un truc contre les feignasses du rmi. On fera des manifs et on ira camper devant l’élysé pour qu’on nous oblige pas à faire des boulotsde merde pour gagner une misère.
ANDY CAP dit :
Le RSA est le truc que voulait Ségolène qui a dit qu’elle aurait pris Hirsch au gouvernement pour faire le RSA. Elle a dit que M. Hirsch avait travaillé avec elle pendant la campagne. Il a du aussi travailler avec Sarko. Hirsch est la preuve que les bourgeois c’est tous les mêmes, d’accord pour lutter contre les pauvres et pas contre la pauvreté. O n va aller bosser pour que les patrons touchent de l’argent de l’état. Comme ça le pognon ils le gardent entre eux.
Elle est pas belle la vie (des riches) §!!!
ANDY CAP dit :
jE vous invite à aller sur le site CQFD (cequilfautdetruire.org) le magazine de la critique sociale. Le Hirsch il se fait dégommer bien comme il faut.
Toute la France n’est pas passer au karcher encore.
ANDY CAP dit :
hIRCH nous fait le nouveau sport des riches : “le tir aux flemmards”.
ANDY CAP dit :
Voilà ce qu’écrit mon pote Glawi sur Hirsch dans le journal du Bouledogue rouge : “Voilà un “faux-ami” prophétique… Après avoir joué Oui-Oui au référendum sur le TCE et célébré l’olympisme anabolisé, l’ami des pauvres va aider Sarko 1er à remettre les RMistes au turbin. Encore un vrai mec de gauche, parole !” Dédicace signée Andy à mes deux vieux copains Jean-Hugues et René. Mdr
cartouche dit :
Le RSA n’est pas une rupture
Le RSA n’est pas une rupture mais l’aboutissement d’expériences diverses et simultanées de destructions des droits existants sous prétexte de remise à plat.
Le credo qui le soutient est un classique. La question à laquelle prétend répondre Martin Hirsch est la suivante : pourquoi les bénéficiaires de minima sociaux hésitent-ils à reprendre un emploi ?
Vision microcosmique des problèmes sociaux : le problème initial, le point de blocage, ce serait l’allocataire et le prétendu choix qu’il ferait à un moment donné. Cela n’aurait rien à voir avec la réalité du marché de l’emploi, avec un quelconque rapport de forces employeurs-salariés, qui aurait créé une catégorie sociale qui doit vivre avec moins de 400 euros pour une personne seule !
Vision de l’emploi comme étant une donnée brute et intangible sur laquelle aucun compromis, aucun choix n’est possible. A aucun moment en effet, Martin Hirsch ne se pose la question de quels emplois sont proposés aux allocataires du RMI. Son optique en effet est purement utilitaire : il y a des emplois non pourvus, la situation idéale, c’est que les allocataires des minima les prennent, point barre.
Pour lui, s’ils ne les prennent pas, une seule raison éthiquement acceptable : en travaillant dans un temps partiel subi, en occupant ce qu’il appelle des emplois disqualifiés, l’ex Rmiste ne voit pas son revenu augmenter.
Donc le RSA, ce sera agir sur le revenu.
Nous verrons par la suite en quoi consiste cette action mais il faut d’abord souligner ce qui est sous entendu : pas moins que la négation de toute possibilité de choisir son emploi et son domaine d’activité.
Pour Martin Hirsch, l’entrée dans l’emploi est une bonne chose pour l’allocataire, comme pour la société, quel que soit cet emploi.
Ainsi, dans toutes les expérimentations en cours actuellement, les premières mesures prises concernent l’orientation des allocataires vers des secteurs d’emploi prédeterminés. A Paris, l’expérience en cours concerne ainsi les artistes : il s’agit de rapprocher l’offre et la demande, les entreprises du secteur définissant leurs besoins, les formations et les actions ensuite financées par le département dépendant de ces besoins. Dans l’Oise, il s’agit d’imposer immédiatement aux nouveaux entrants dans le RMI, une convocation collective pendant laquelle seront rappelés les fameux devoirs, principalement se conformer aux actions d’insertion dans l’emploi, toutes conçues en lien avec les entreprises du département.
Je me suis pas trop fatigué, j’ai piqué ce texte chez mes amis d’AC.
cartouche dit :
Après avoir phagocyté l’ABBE PIERRE et avoir été chef de cabinet du ministre de la SANTE KOUCHNER, Hirsch réussit à devenir secretaire d’état. non, trop hypocrite il n’a accepté qu’un poste de haut commissaire mais il est sur la photo de la trahison.
En plus il gagne au moins 10 000 euro par mois, pas mal pour un mec qui veut que les travailleurs soit un peu au-dessus du seuil de pauvreté.
cartouche dit :
Martin Hirsch VEUT supprimer le SMIC, afin de permettre à tout le monde de trouver un travail, et de verser si nécessaire une aide complémentaire à ceux qui auraient un salaire insuffisant pour vivre décemment.
René Gendron dit :
Il ne gagne que 10 000€? êtes vous sur de vos sources! ce garçon est vraiment d’une simplicité étonnante après un parcours comme le sien!
cartouche dit :
Oui c’est sur le blog de Apathie de Rtl, il a demandé à ne pas toucher un salaire plein de ministre et “obtenu” une baisse de 28 %.
C’est un vrai scandale d’oser dire des conneries comme ça.
cartouche dit :
Si tu veux comprendre bien le RSA, René, voilà ce que Hirsh nous prépare : une société de travailleurs pauvres à temps partiel.