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Le Président d’Emmaüs France à Bordeaux !!

Nous avons eu le plaisir de recevoir Christophe DELTOMBE, successeur de l’autre, à Bordeaux, le 08 octobre dernier.

Visite de courtoisie, visite de réconciliation après les grandes difficultés relationnelles entre Bordeaux et l’ancien président Martin Hirsch.

Ouvert, chaleureux, vif, Christophe Deltombe a fait l’unanimité ici sur cette terre bordelaise.

Je pense que nous allons pouvoir reprendre un dialogue normal avec la fédération nationale. 

8 commentaires pour “Le Président d’Emmaüs France à Bordeaux !!”

  • gerard durand dit :

    J’étais présent à cette rencontre et je peux confirmer les propos et ressentis de Pascal. Christophe Deltombe nous a dit des choses fortes et sincères, notamment sur la façon dont il aurait conduit et géré ce conflit. Rien à voir avec les méthodes de Martin Hirsch et de Fabien Tuleu (Délégué Général Emmaüs France jusqu’en juin). Il y a de la dignité chez Christophe et une volonté de traiter pacifiquement un problème au lieu de l’exacerber, n’étant pas lui-même dans une logique de pouvoir. Il nous a vraiment donné l’impression de se mettre au service du mouvement sans a priori sur les méthodes d’exercice de son mandat, avec un sentiment d’ouverture et de reconnaissance de ce qui se joue de spécifique, de différent dans Emmaüs. Je le remercie ici.

    Gérard Durand, président de la communauté Emmaüs Montpellier.

  • Oreste dit :

    c’est quoi le problème entre hirsch et Bordeaux ?

  • pascallafargue dit :

    Gérard Durand : “Christophe Deltombe nous a dit des choses fortes et sincères, notamment sur la façon dont il aurait conduit et géré ce conflit.”

    Question : y aurait-il eu conflit avec Christophe Deltombe ?

  • Oreste dit :

    Tu réponds quand tu veux Président.

    Ou tu réponds pas.

    Ou alors c’est Gérand Durand.

  • gerard durand dit :

    Justement avec Christophe, il n’y aurait pas eu conflit; je me suis mal exprimé. La question principale à Emmaüs c’est la place de chacun dans le mouvement; comment on l’occupe ? comment on se conduit dans l’exercice d’une responsabilité ? comment on permet à la parole de circuler librement, comment on permet aux actes de se vivre autrement ? comment on suscite des relations directes et humanistes entre chaque membre de la communauté ? on a très peu eu l’occasion de s’appuyer sur le concept de la non-violence à Emmaüs : on pense qu’il est au coeur du projet initial et on oublie de l’interroger. A ma connaissance, une seule fois, sous la présidence de Jean Rousseau, nous avons été associés à une action de sensibilisation qui prônait la non-violence à l’école. Or, la non-violence, comme code de conduite, avec tout ce qu’elle comporte de rapprochement entre les personnes, est le socle qui impose la parole et la communication. J’affirme que nous avons vécu une présidence sous Hirsch qui n’a jamais pris en compte cette dimension…parce que toute question était posée sous l’angle du pouvoir : de la gestion des conflits à la réorganisation nécessaire, de la prise de décision à la parole publique et politique. On a compris maintenant que cette façon de gérer servait une démarche personnelle. Donc je reprécise qu’il me semble que Christophe Deltombe est dans une logique de “servir” le mouvement, avec une ouverture d’esprit que nous venons de reconnnaître, pour parler plus simple. Si j’insiste, c’est aussi pour expliquer toujours et un peu plus ce qu’est Emmaüs.

  • Xtophe dit :

    C’est un plaisir de vous lire. J’ai eu l’occasion de dire tout le bien que je pensais des communauté, vous me donnez l’occasion d’aborder les points perfectibles. La violence verbale au sein de ces lieux de vie est un sujet.

  • gerard durand dit :

    je pense que la violence verbale, qui est souvent le fait des hommes (surtout quand ils sont en groupe), est aussi un symptome d’une souffrance que les responsables et des intervenants sociaux (quand il y en a dans les communautés) se doivent de traiter. Nous sommes en plein dans la pédagogie active qu’il faut nécessairement mettre en oeuvre auprès des compagnons. Les aider à se remettre debout, c’est aussi poser des règles de savoir-vivre et de savoir-être : la civilité, la politesse, sont des éléments de structuration de la personnalité. C’est important parce qu’on ne peut pas aborder la question de la souffrance si des bases minimales de respect de soi et des autres ne sont pas posées comme principes de vivre ensemble. Après, il ne faut pas non plus confondre la violence verbale (inadmissible, choquante, inopérante) avec un savoir-parler populaire et “viril”. Les compagnons ne sont pas des anges, et tant mieux, car ils dérangent aussi notre confort et nous ramènent à une réalité bien présente. Je crois avoir compris que Xtophe est bénévole à la communauté. Tout le monde en prend plein la gueule dans les communautés, des injustices sociales ou de la vie, des privations de liberté, des histoires personnelles tragiques, des frustratiosn accumulées…c’est un noeud de souffrance que, seule, une parole vraie peut libérer.

  • Xtophe dit :

    Il y a en effet un mélange étrange entre des propos très durs, quelquefois inadmissibles, et une réelle solidarité entre les gars. C’est là un lieu vrai. Leur permettre de déposer une partie de leur fardeau par la parole me semble primordial, mais il y a tant a faire.

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