PSL | DALO, phase II
La loi DALO est donc entrée, depuis hier, dans sa phase II, celle qui permet aux demandeurs de saisir le Tribunal Administratif si les pouvoirs publics n’ont pas satisfait à leurs nouvelles obligations.
Même si on ne sait pas exactement comment se déroulera précisément la procédure (le décret n’est sorti que le … 28 novembre 2008), même si cette procédure est complexe et qu’elle est de nature à décourager les gens, il est de la responsabilité des associations de lutte contre le Mal-logement d’accompagner les personnes pour faire vivre ce nouveau droit au logement opposable.
Le « bus DALO » qui sillonne la France fait œuvre utile.
A Bordeaux, la Cellule Permanente Emmaüs DALO, installée au siège d’Emmaüs 33 Urgence Sociale à Nansouty, poursuit depuis le mois d’avril son travail d’accompagnement. Plus de 100 personnes ont fait appel à ce nouveau service, 47 dossiers ont été présentés à la Commission de Médiation.
On attend les réponses.
Immanquablement, des recours seront engagés.
C’est la logique de ce texte, mettre l’Etat devant ses responsabilités. Il devra les assumer, au nom de nous tous.
Car on se rendra compte de l’écart monstrueux entre l’offre de logements et la demande.
On estime à 600 000 le nombre de logements sociaux qu’il faudrait mobiliser pour satisfaire à la demande.
On n’en construit pas le dixième.
Aucune chance de relever collectivement ce défi majeur si l’Etat n’agit pas sur le parc social mais aussi sur le parc privé conventionné.
Or, force est de constater que l’ambition politique n’est pas au rendez-vous : menaces sur la SRU, diminution du budget du ministère du logement.
Les désillusions seront cruelles.


ROXANNE dit :
Les désillusions ont déjà mon président.
A Paris ce matin les familles encadrées par le DAL se sont fait taper sur la tête.
Elle est belle NOTRE république.
HECTOR dit :
de la poudre aux yeux, rien que de la poudre aux yeux, je le dis depuis le début.