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SCOOP : HIRSCH NE SOUTIENT PLUS LES PAUVRES (cons) !!

Alors que nul ne lui demandait rien, le Haut-commissaire a tenu à intervenir dans l’affaire du désormais cultissime « pauvre con » en volant au secours de Sarko, en bon petit « lèche-bottes » qui cherche à se placer en vue du prochain remaniement du gouvernement.

Il a adressé un texte à L’Express dans lequel il raconte qu’il s’était fait insulter par Chirac au Salon de l’Agriculture en … 2001. Parlant des fonctionnaires de l’AFSSA (Agence qui a géré la crise de la vache folle), le Président Chirac avait déclaré “Ces gens-là sont bêtes, irresponsables et de mauvais goût”.

Hirsch était à l’époque le directeur général de l’AFSSA.

Dans ce texte que vous trouverez aisément sur le site du magazine, Hirsch se lance dans une comparaison entre les deux événements concluant évidemment que l’insulte de Sarko était beaucoup moins grave, qualifiant les propos de Sarko de « saute d’humeur personnelle ».

C’est bien Martin, tu as mérité ton salaire.

26 février 2008 - 36 commentaires
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SARKO LA GRANDE CLASSE !!

Décidément le Président de la République a un vrai problème.

-” Casse-toi pauvre con !” a-t-il répondu à un gars d’une soixantaine d’années qui ne voulait pas de contact physique avec le président.

Après les pêcheurs, les agriculteurs.

Encore une image qui grandit la fonction présidentielle.

http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoaftL1D.html

23 février 2008 - 25 commentaires
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Vivre avec un mort.

Pour répondre à une demande de notre ami toulousain Jacques Istres, je dirai simplement que je ne comprends pas l’entourage du Président de la République qui lui a conseillé cette bien surprenante mesure.

Le devoir de mémoire est un impératif collectif. Faire porter à un enfant d’aujourd’hui la mémoire individuelle d’une petite victime de la shoah qui avait le même âge il y a plus de 60 ans est “inimaginable, insoutenable et injuste” nous dit Simone Veil.

J’ajouterai que faire entrer le “pathos” dans ce devoir de mémoire, auprès d’enfants qui ne peuvent pas comprendre cela, sèmera un trouble terrible.

On fait comme si l’antisémitisme n’avait pas touché de nombreux jeunes des quartiers oubliés.
Cette mesure viendra exacerber des sentiments déjà malsains.

Demandera-t-on aux enfants de porter aussi la mémoire des millions d’esclaves ?

17 février 2008 - 14 commentaires
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(I) RSA : une bonne idée qui donne des solutions qui ne répondent pas aux besoins ?

Abbé Pierre / Emmaüs / Hirsch / RSA / Sarkozy 

Evacuons tout de suite la question en mettant un peu de clarté dans ce qui a créé et continue de créer une confusion préjudiciable, la « filiation » Abbé Pierre / Emmaüs / Hirsch / RSA / Sarkozy n’est qu’un raccourci journalistique. Le Président de la République a su en jouer avec un talent incontestable. Pour celui qui a laissé dire, faire, croire, il relève de la malhonnêteté intellectuelle.Quand on évoquait l’immensité de son œuvre, l’Abbé avait la malice d’affirmer « Emmaüs, ce n’est pas ce que j’ai fait, c’est ce qui m’est arrivé », associant ainsi, par cet aphorisme empreint d’humilité, les milliers de personnes qui pendant plus de 50 ans ont œuvré avec lui à la réalisation de ce mouvement Emmaüs. 

Non, Martin Hirsch n’est pas le successeur de l’Abbé Pierre, il est le successeur de Jean Rousseau (président de 1996 à 2002) qui lui-même avait succédé à Raymond Etienne … il est le prédécesseur de Christophe Deltombe élu le 26 mai dernier. 

L’entrée de Martin Hirsch dans le gouvernement Fillon nommé par Sarkozy, a jeté un trouble profond dans le Mouvement Emmaüs et largement au-delà, trouble largement alimenté par l’image du « successeur de l’Abbé Pierre au gouvernement ». En elle-même cette image dérange. Certes Martin Hirsch est un homme libre mais nous aurions aimé qu’il démissionne avant sa nomination afin d’éviter le lien direct Emmaüs - gouvernement.  Quant au RSA, le public doit savoir qu’il n’est pas une proposition Emmaüs. Il n’a jamais été ni présenté ni débattu dans les instances d’Emmaüs. La confusion est d’autant plus gênante que le RSA est assez éloigné des fondements d’Emmaüs dans la mesure où il ne concerne pas les plus faibles.   

Le paquet plus beau que le cadeau ? 

Le RSA doit permettre aux bénéficiaires des minima sociaux le retour à l’emploi sans perte de revenus. Il s’agit en clair de compenser la perte des aides publiques qui affecte celui qui, sortant d’une « position d’assisté », devient « salarié ». 

L’idée semble a priori généreuse, simple. A la réflexion elle apparaît bien gênante. Elle place le débat à partir de références – le seuil de pauvreté - qui s’éloignent du salaire minimum. Elle ne concerne ni ceux qui sont trop éloignés de l’accès à l’emploi ni ceux qui ont déjà un emploi à temps partiel subi et qui grossissent le nombre des travailleurs pauvres. Enfin cette mesure devrait coûter 7 à 8 milliards d’euros par an. Ne vaudrait-il mieux pas utiliser cet argent autrement ? Le RSA se résume en réalité à une série de subventions aux bas salaires et donc un encouragement à accepter ces emplois-là. C’est bien mais ça existe depuis longtemps, c’est la PPE (Prime Pour l’Emploi) créée par Jospin. Veillons à ce qu’elle soit versée à ceux qui en ont vraiment besoin et elle sera beaucoup plus élevée et donc plus « incitative ».  

Sans approche globale des problématiques de l’exclusion il n’y a pas de solutions cohérentes. 

Il est par ailleurs gênant de présenter les bénéficiaires du RMI comme des pauvres qui seraient bloqués dans cette espèce de « trappe à inactivité » et qui se complairaient dans cette position d’assistés. Très gênante cette idée d’un système qui fonctionnerait en dehors des réalités à la fois du monde du travail et du monde de l’exclusion. La réalité c’est qu’il n’y a pas de travail pour tous. La réalité c’est que tous ne peuvent pas travailler. Sait-on vraiment que les problèmes financiers ne sont évoqués que par 3 % des bénéficiaires du RMI pour expliquer qu’ils ne recherchent pas un emploi. Très loin derrière les problèmes de santé, les contraintes familiales fortes, l’éloignement, le découragement …  Le RSA ne serait-il pas seulement une bonne idée qui donne des solutions qui ne répondent pas aux besoins ? 

Beaucoup d’interrogations sur le fond et beaucoup d’incertitudes sur les réalités de la mise en place. Pourquoi alors ces annonces tonitruantes (Libé : « La fin du RMI », « RSA en place dès 2008 ») et précipitées puisque rien n’est encore décidé. Effet d’annonce en période électorale ?  Tout cela est-il bien sérieux ? 

On peut refaire le Monde (1) 

D’autres solutions sont sans doute à explorer. Certains affirment qu’il vaudrait bien mieux consacrer les 8 milliards d’euros à des mesures qui favoriseront l’emploi et notamment l’emploi des jeunes.   D’autres estiment qu’il faudrait soutenir plus largement le monde de l’économie sociale et solidaire dont les moyens sont chichement comptés et dont les dispositifs méritent sans doute plus de considération. Mais c’est une autre question. Une autre façon d’aborder le problème de la pauvreté laborieuse et de la pauvreté tout court. A côté d’un monde global où la compétition est planétaire, où il faut être le meilleur, toujours plus fort et toujours plus vite, doit exister une place pour les plus faibles que le « système » rejette dans des « filets de sécurité » et transforme en « assistés ». 

Repensons l’économie sociale et solidaire, osons croire qu’un autre monde est possible. 

 (1) Slogan du 50ième anniversaire d’Emmaüs - 1999