logo

PSL | Hirsch, le Dernier Métro


Le collectif Les morts de la rue rendait hommage hier soir à Paris aux 265 personnes mortes dans la rue cette année.

Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte était présent. Martin Hirsch aussi.
Le Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté a été sérieusement malmené  par les manifestants qui l’on poursuivi jusque sur le quai du métro où il s’était réfugié.

Toujours charitable avec Martin Hirsch, Augustin Legrand a déclaré à la presse : « J’étais ravi car cela montre que l’opinion a identifié ceux qui sont responsables -les politiques- du scandale que constitue la crise du logement. En tant qu’ancien président d’Emmaüs, Martin Hirsch maîtrise parfaitement les questions de logement. En venant faire une opération de com’, il a joué avec le feu. Résultat, il a été sifflé.”


Faites-vous plaisir :

http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJYLX.html

28 novembre 2008 - 7 commentaires
Classé dans : Actualité Tags: , , , , , ,

PSL | Rencontres d’Automne, l’interview II

France BLEU GIRONDE
INVITE DE LA REDACTION
Mardi 07 octobre 2008
_ _ _

Le mot solidarité ne doit pas être galvaudé, dans Rencontres d’automne, Pascal Lafargue revient sur son engagement au côté de l’Abbé Pierre. Ce girondin qui est également vice-président d’Emmaüs France (sic) est votre invité Alain Pagès.
_ _ _

AP : Bonjour Pascal Lafargue.

PSL : Bonjour Alain Pagès.

AP : Exaspérant, insupportable, provocateur, péremptoire, c’est comme ça que vous vous décrivez. Alors je peux y aller. Comme entrée en matière c’est pas mal pour votre livre d’ailleurs.

PSL : j’ai essayé d’être honnête et c’est vrai que je peux être parfois le personnage qu’on découvre à travers cette liste, un peu sévère quand même.

AP : vous avez été sévère avec vous-même. Il y a une chose intéressante. Quand on referme ce livre on se rend compte d’abord que ce n’est pas un livre tiède, vous y mettez vos tripes, vous faites parler vos sentiments et le politiquement correct n’est pas au bout de toutes ces pages.

PSL : je n’ai pas eu envie de tricher si vous voulez. D’abord parce que c’est mon premier livre, je ne dis pas que j’en n’écrirai pas d’autres mais ça ne va pas être mon nouveau métier. Alors tant qu’à prendre la parole publiquement autant aller au fond des choses, j’ai été poussé en cela par mon éditeur pour que je dise tout ce que j’avais à dire.

AP : quand on regarde votre livre on se rend compte que d’abord on ne fait rien sans convictions, c’est le bilan de cinquante années d’engagement (sic), deuxièmement on ne fait rien sans se faire d’ennemis, car vous n’avez pas que des amis.

PSL : oui, j’ai beaucoup d’amis, beaucoup d’amis. Et j’ai quelques ennemis mais je pense que le temps viendra où tout cela ne sera plus que de mauvais souvenirs.

AP : mauvais souvenirs … même pour Martin Hirsch ? Parce que vous ne le ratez pas dans votre livre, vous ne lui pardonnez pas un certain nombre de comportements.

PSL : oui effectivement, je suis peut-être un peu sévère avec lui mais c’est parce que je le connais bien et que je crois que dans la vie il y a deux catégories de personnes, celles qui franchissent le Rubicon et celles qui restent du bon côté du fleuve.

AP : vous vous êtes resté du bon côté du fleuve, c’est votre analyse ?

PSL : je ne me compare pas à Martin Hirsch …

AP : … vous n’avez pas fait l’ENA …

PSL : … non je n’ai pas fait l’ENA, je vois que ça ne vous a pas échappé. Martin Hirsch est allé où il a voulu aller. Je ne suis pas là pour juger l’homme, je suis là pour juger le symbole. Ce qui nous a heurté, je ne suis pas le seul à le dire même si je suis le seul à l’écrire aujourd’hui je pense que les langues se délieront et que d’autres témoignages viendront. Ce qui me paraît important de dire aujourd’hui c’est qu’un président d’Emmaüs France ne peut pas se trouver dans un gouvernement où il y a un ministère de l’immigration et de l’identité nationale. C’était la limite à ne pas franchir. Après on peut être de gauche, on peut être de droite, on peut être du centre, c’est la liberté de chacun. Mais il y a des valeurs qui ont été inculquées aux gens d’Emmaüs par l’abbé Pierre et ça ce n’est pas nos valeurs. Ce n’est pas possible qu’il se soit laissé aller à ne pas au moins démissionner avant parce qu’il savait qu’il allait être nommé, l’occasion lui a été offerte, il ne l’a pas saisie, je le regrette infiniment.

AP : ce que vous voulez démontrer aussi dans ce livre c’est que tout le monde peut aider les autres.

PSL : bien sûr tout le monde peut le faire …

AP : … alors pourquoi on ne le fait pas plus souvent ?

PSL : parce qu’on n’a pas le choc, on n’a pas la rencontre, on n’a pas l’événement qui est venu percuter une vie et qui fait que l’on se dit que si finalement on vit seul et que pour soi, la vie ne sert à rien. La vie, a priori, il n’y en a pas d’autre, on peut avoir des convictions spirituelles ou religieuses, c’est une autre affaire. Mais on n’est sûr d’une chose, il y a un début, la naissance et une fin, la mort, entre les deux il faut savoir ce qu’on a envie de faire.

AP : une autre chose est sous jacente dans votre livre, c’est la rencontre avec l’abbé Pierre. L’homme de votre vie, c’est l’abbé Pierre.

PSL : alors l’homme de ma vie avait une robe, c’est déjà ça (rires). C’est la rencontre clé, celle qui a changé beaucoup de choses dans ma vie. Mais j’ai fait beaucoup d’autres rencontres avec des gens qui ne sont pas connus et qui ont été très importants pour moi et qui le sont encore et avec qui je travaille au quotidien. Et puis à titre privé j’ai des rencontres qui sont d’un autre niveau que celle avec l’abbé Pierre.

AP : hier sur notre antenne, c’était un banquier qui nous parlait de la situation des banques, des consommateurs qui nous disaient avoir de plus en plus de difficultés. Ca veut dire qu’Emmaüs va continuer à avoir un énorme succès ? Malheureusement ?

PSL : malheureusement oui, Emmaüs va avoir un énorme succès. Emmaüs va avoir toujours cette pointe de tendresse pour les gens qui ne s’en sortent pas et cette colère sourde, cette colère profonde pour les gens qui profitent d’un système qui nie l’humanité. Je crois que l’on est dans un moment de crise intense et malheureusement ou heureusement, moi je dis que si ce système est balayé par la crise actuelle je ne pleurerai pas sur son sort. Mais la crise va faire des victimes terribles et les quelques mois qui viennent vont être extraordinairement difficiles pour ceux pour lesquels les temps sont déjà durs.

AP : merci Pascal Lafargue. Votre livre s’appelle Rencontres d’Automne, sur les chemins d’Emmaüs aux éditions Le Bord de l’Eau. Ce n’est pas un livre consensuel, c’est un livre comme on aimerait en lire plus souvent.

PSL : je vous remercie.

AP : merci Pascal Lafargue, bonne journée.



Merci à la belle roxanne qui a fait un gros travail pour que ses petits camarades,
qui n’ont pas pu lire le fichier audio, aient une version “papier” de cette émission
avec Alain Pagès.
PSL

22 octobre 2008 - 5 commentaires
Classé dans : Actualité Tags: , , , ,

PSL | RSA : Sarko la menace

RSA | SARKO la menace

Alors que le RSA fait l’objet d’une présentation saucissonnée (voir Libé – avec une étonnante faute d’orthographe) puisqu’il a été présenté jeudi 25 septembre en soirée à l’Assemblée, que la discussion se poursuivra mardi ou mercredi prochains, qu’il sera voté le 07 octobre, … le président de la République menace les députés de la majorité qui seraient tentés d’amender le texte au risque de le dénaturer.

Sarko évoque (voir Le Monde) le risque de crise sociale après la crise économique : « “Faites attention ! Nous sommes en France, et la France est le pays où on a non seulement décapité le roi, mais où on a aussi décapité la reine !” ». Il ajoute qu’il sera le défenseur acharné du texte.

La menace du président n’empêche nullement les députés de la majorité de continuer de critiquer le mode de financement du RSA, rejoints en cela par l’opposition, quand ils ne reviennent pas sur des critiques sur le fond du texte.

On voit bien le rôle que le gouvernement veut faire jouer à ce texte. Il est le pendant des désastreux bouclier fiscal et paquet fiscal. On reste toujours dans l’alibi.

27 septembre 2008 - 6 commentaires
Classé dans : Actualité Tags: , ,

SCOOP : HIRSCH NE SOUTIENT PLUS LES PAUVRES (cons) !!

Alors que nul ne lui demandait rien, le Haut-commissaire a tenu à intervenir dans l’affaire du désormais cultissime « pauvre con » en volant au secours de Sarko, en bon petit « lèche-bottes » qui cherche à se placer en vue du prochain remaniement du gouvernement.

Il a adressé un texte à L’Express dans lequel il raconte qu’il s’était fait insulter par Chirac au Salon de l’Agriculture en … 2001. Parlant des fonctionnaires de l’AFSSA (Agence qui a géré la crise de la vache folle), le Président Chirac avait déclaré “Ces gens-là sont bêtes, irresponsables et de mauvais goût”.

Hirsch était à l’époque le directeur général de l’AFSSA.

Dans ce texte que vous trouverez aisément sur le site du magazine, Hirsch se lance dans une comparaison entre les deux événements concluant évidemment que l’insulte de Sarko était beaucoup moins grave, qualifiant les propos de Sarko de « saute d’humeur personnelle ».

C’est bien Martin, tu as mérité ton salaire.

26 février 2008 - 36 commentaires
Classé dans : Actualité Tags: , , , ,